20 juin 2015

[Livres] Le jour où j'ai pu pardonner les crachats de ma mère de Martine L. et d'Elisabeth Bourgois


Je remercie Babelio et les Éditions des Béatitudes pour m'avoir permisse de découvrir ce récit.

Quatrième de couverture : C’est pour lever la chape de silence qui pèse sur tant d’enfances broyées que Martine témoigne dans ce livre.
Comme trop de jeunes, elle a vécu une enfance habillée de cris et de violence extrême, une enfance de peur et de honte, au cœur de chaque heure du jour et aussi de la nuit, quand une main maternelle venait sans raison, la frapper. 
Elle a cru au bonheur dans la création d‘un couple, sans imaginer qu’il lui était impossible de mettre la paix dans son cœur encombré de haine et de peur.
Elle a vécu la panique et le refus d’être mère… effrayée par l’image de sa mère qui avait inscrit en elle, l’horreur de la maternité.
Aujourd’hui, elle vit le miracle d’une rencontre avec Dieu, un Dieu d’Amour parfait, un Dieu qui lui offre enfin la Paix.
Aujourd’hui, elle veut offrir à ceux qui souffrent, l’espace infini de l’Espérance nichée dans l’Amour divin.


Ma note : 4/5.

Mon avis : Martine L. a vécu une enfance terrible aux côtés de parents destructeurs. Elle nous livre la façon dont elle a pu pardonner à sa mère ce qu'elle lui a fait.

Martine a maintenant une cinquantaine d'année. Elle a vécu un véritable enfer auprès d'une mère qui ne l'a jamais aimé. Son père qui n'est présent que le week-end, au début, ne remarque rien mais il est tout aussi violent que sa femme. Elle a un grand frère qui est aimé et un frère adoptif qui vit le même calvaire qu'elle.

L'histoire aurait pu être plus forte mais Martine a choisi, grâce à l'aide d'Élisabeth Bourgeois, de nous parler très brièvement de son enfance et de son adolescence. Elle centre l'histoire sur les plus grands problèmes de son passé ainsi que de son pardon grâce à la foi qu'elle a pu trouvé.

Ce récit m'a énormément ému. D'un part, parce que l'histoire de Martine est touchante même si elle ne raconte que l'essentiel. D'autre part, parce que les questionnements qu'elle se pose, je me les pose moi-même depuis quelques année. J'ai été surprise par la façon dont le récit a été transmis. Je m'attendais vraiment à autre chose.

Le récit est très bien divisé et nous montre l'évolution de Martine dans sa vie d'adulte. Il avance avec son lot de questionnement jusqu'au stade du pardon qui est essentiel à Martine pour qu'elle puisse avancée. Le fait qu'elle trouve les réponses à ses questions grâce à Dieu, c'est vraiment étrange pour moi, j'avoue que moi-aussi, je me tourne vers Dieu quand je vais mal car c'est dans mes veines depuis mon adolescence et je comprends le fait qu'elle y trouve du réconfort.

J'admets que le récit me parle quelque peu. Je n'ai jamais vécu ce qu'a vécu Martine mais quand on a vécu une adolescence dure à cause d'insultes constantes, on trouve du réconfort là où le peut (pour Martine, au début, ça a été auprès de personnes qui pouvait l'aimer). Pour ma part, c'est tout le contraire, même aujourd'hui.

"Le jour où j'ai pu pardonner les crachats de ma mère" aurait pu être un coup de coeur mais quelques petites incohérences du récit ne me l'ont pas permis. Ce récit est d'une justesse déconcertante et qui peut mettre mal à l'aise les personnes qui fuient toutes religions.

Citations :
"Et souvent, la nuit, elle entrait dans ma chambre, tâtonnant dans la pénombre et se cognant aux meubles. Je recevais une grosse gifle. Une gifle gratuite, brutale, violente qui me réveillait dans la terreur. Je retenais instinctivement le hurlement d'effroi qui m'étreignait et fonçais sous les draps, ne cherchant même pas à comprendre pourquoi elle faisait ça."
"Mais t'es qu'une merde ! J'ai mis au monde une merde, tu ne feras jamais rien de ta vie, rien ! Rien ! Alors, arrête de rêver, tu iras travailler. Je ne vais pas continuer à nourrir gratuitement une bonne à rien ! Faut que tu rapportes des sous."
"Rien n'est plus difficile que de pardonner, surtout à celles et à ceux qui nous sont proches par les liens du sang, celles et ceux qui nous ont fait vraiment souffrir au lien de nous aimer et de nous protéger."

Un peu plus :
Genre : témoignage.
Pages : 160.
Edition : Édition des Béatitudes.
Prix : 12€20.
Année : 2011.

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