28 mai 2015

[Livres] Eloge de la faiblesse d'Alexandre Jollien


Quatrième de couverture : Un coup de coeur, une leçon de vie pour tous… Le premier livre d'Alexandre Jollien, auteur du Philosophe nu – 70 000 ex. depuis novembre 2010 –, dans lequel il invite le lecteur à méditer sur les fragilités de la condition humaine et les bonheurs du partage et de l'amitié. Alexandre Jollien est né en 1975 en Valais (Suisse). Après 17 ans passés dans une institution spécialisée pour personnes handicapées (IMC), il suivra une scolarité officielle qui le conduira à des études de philosophie à l'Université de Fribourg. Dans "Eloge de la faiblesse", couronné par l'Académie Française, il consigne sous la forme d'un dialogue socratique les événements qui ont jalonné son existence et en tire mille enseignements. Un entretien, où il est question de la différence et de la « normalité », pétri d'humanisme. Un ouvrage indispensable, qui, par les valeurs qu'il transmet, a un rôle fondamental à jouer auprès d'un très vaste public.


Note : 4,5/5.

Mon avis : Alexandre Jollien nous raconte son enfance jusqu'à l'adolescence à travers une discussion avec Socrate qui est, d'autant philosophique qu'autobiographique.

Alexandre Jollien est atteint d'une athétose. A cause de cela, il a vécu une partie de sa vie dans un Centre spécialisé, loin de ses parents.

Loin des romans autobiographiques, Alexandre Jollien soigne son entrée dans la littérature avec un roman philosophique. Au début, j'avais peur de me perdre. Je dois avouer ne pas avoir suivi la voie générale au lycée. Même sans apprendre la philosophie, le texte qu'Alexandre nous transmet sous forme de dialogue avec Socrate m'a plu. Certes, j'avais un dictionnaire à mes côtés pour certains thermes mais cela n'empêche en aucun cas de comprendre la vie d'Alexandre.

Le roman est divisé par petite partie thématique qu'Alexandre Jollien choisi de parler. Ça peut aller de sa naissance à la pitié tout comme le Centre à l'université. C'est un peu étrange, au début, mais l'adaptation est vite faite. Alexandre retrace, à sa manière, son vécu avec - je le pense - la perfection de bien faire.

Alexandre Jollien nous parle sans concession de normalité qui est le thème principal car il y revient avec Socrate. J'ai aimé ses confessions sur sa nature, "son anormalité-normale". Il nous apprend, sans vraiment le savoir, l'humilité. Car à travers le dialogue, Alexandre donne son malaise sur les regards des autres mais aussi le l'institution (gouvernement) dans le lequel on le cantonne, un catégorie car il est "différent".

Cela peut toucher ou non les personnes mais le simple fait de comprendre une partie de vie dans un dialogue peut s'avérer extrêmement bienfaiteur. La confession se limite à ce que l'auteur veut bien nous donner.

"Eloge de la faiblesse" est un petit roman philosophique qui peut sembler étrange mais l'adaptation est vite faite. Malgré quelques incohérences, c'est un livre magnifique.

Citation :
"Très vite, j’eus l’intuition qu’en fuyant le handicap, on s’isole. Il est là, il faut l’accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui."

Un peu plus :
Genre : philosophique.
Pages : 96.
Edition : Marabout (poche).
Prix : 3€90.
Année : 2011.

Source : livraddict.

2 commentaires:

  1. Très belle couverture et ta chronique me laisse penser que je pourrais aimer ce livre! Merci pour la découverte :)

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