17 mars 2015

[Un peu de moi - Personnel] Une vie pour l'éternité (500 ème article)

"On ne vit que l'instant présent sans compter à l'avenir qui nous rattrape."

Je t'ai eu dans ma vie quand je n'étais qu'une enfant insouciante. J'ai grandi avec lui. Je suis devenue une adolescente avec lui. Je suis devenue une adulte avec lui. Il a connu tous mes secrets. Toutes mes bêtises. Même les pires. Il a connu mes peines. Mes instants de bonheur. Mes coups de coeur au niveau des garçons. Mais avant tout, on s'aimait.


"Une histoire se finit rarement bien. Il y a toujours une personne qui nous enlève l'être qu'on aime le plus au monde."

On a joué. On s'est baladé. On s'est parlé. On s'est écouté. On s'est câliné. On s'est aimé. Je l'ai nourri quand j'étais en âge de le faire. Il a séché mes larmes quand plus rien n'allait. Il a été mon confident. Mon arme. Mon roc. L'adolescence était auprès de lui mais pas que. Je faisais tout mon possible pour passer du temps avec lui. J'ai essayé de changer les choses pour lui sans grand succès.

"L'amour nourrit l'âme qui ne rêve que d'une chose : exploser en plein jour."

On a rarement le temps de dire aux personnes à qui on tient qu'on les aime. On évite de penser à ce mot qui effraie chaque personne un jour dans sa vie. La mort. Il y a tant de façon de le dire. De le penser. De la maîtriser. De l'invoquer. De le sonder. Mais, une seule émotion nous détruit. La douleur. On lui fait face mais elle vient rarement où on l'attend. Elle nous consume. Nous indolore. Nous convulse. Nous piétine. Elle n'arrivera pas à nous faire oublier nos moments.

"Le souvenir est la seule chose qui nous avancer, un pied devant l'autre."

J'arrive aujourd'hui à regarder devant moi. A faire un pas ou plusieurs pas devant. Mais parfois aussi, à faire un pas ou plusieurs derrière. Je regarde le jardin. Je ne vois qu'une ombre. Je me promène. Un sentiment de tristesse m'envahit. La réalité est effrayante. Le passé : une tristesse infinie. On pleure, On détruit. On déteste. On pleure. On pleure jusqu'à ne plus pouvoir faire face.

"Je ne suis pas seule. J'avance avec la douleur. Je sais qu'un jour on se retrouvera."

Le cours de la vie continue. On avance seule ou accompagnée. On trébuche. On se relève. Le jardin reste inexorablement vide. La vie n'y est plus présente. Le manque d'amour inconditionnelle se fait ressentir. On trébuche. On se relève. Les proches nous soutiennent. Ils savent. Ils connaissent. Enfant. Adolescent. Adulte. On a toujours cette douleur. On trébuche. On avance. La vie reprend avec d'autres personnes. Mais personnes ne sont et seront toi.

"J'avance le coeur plus léger. Le bonheur de savoir que dans les cieux, tu veilles et tu veilleras toujours sur moi."

On avance. On n'essaie de ne pas regarder derrière. D'autres personnes t'ont remplacé. Mais ce n'est pas la même chose. On se préserve. On donne mais avec douceur. Délicatesse. Des étoiles, des boules de gaz me rapprochent de toi. L'unique. Le compagnon idéal. Le coeur est immense. L'amour encore plus. Même pour toi qui est parti. Tu vis à ta façon. Nous vivons.

"Un souffle, une pensée, un geste me rappellent que tu es là chaque jour à mes côtés."


Cela fait maintenant quatre ans que tu es parti et c'est la première fois que j'arrive à écrire ce que je ressens avec mes mots. J'ai versé mes larmes car comme tu le sais, tu me manques.

"Je t'aime."

J'ai aussi une pensée à mes chats morts : Caline, Kiki, Moumoune ainsi que ses petits qui sont morts à la naissance et Harvey.

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